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Forum Métiers de Marin
Lajujudu95 11 / 11 / 04 Sujet : recherchecoucou moi je voulais savoir comment faire pour se faire recruté en temp que millitaire j'ai 14ans et jattend davoir 16ans pour quitter le college et faire millitaire merci de me rep
Lolotte 25 / 04 / 04 Sujet : vive la marine!!!coucou!ben moi ce que je voulai savoir ce sont les metiers proposé dans la marine enfin ce qui est a coté quoi du style secretaire ou d truc comme ca!et bien sur les formalité a faire pour pouvoir faire cela!si vs me repondez envoyez moi un mail!merci!!!little_laure_81@hotmail.com
repondez moi vite!
Foldingue.45 18 / 02 / 04 Sujet : et les femmessalut je sui interesser par la marine je suis une fille et je ne c pas du tout les metiers qu'il y a j'ai 16ans et je suis en 3em expliquer moi un peu merci
Je cherche à joindre deux officiers sur deux navires différents (j'ai le nom des 2 navires). Est-il possible d'envoyer un courrir postal ? Comment puis-je trouver l'adresse à laquelle je dois écrire ? ...
Si quelqu'un peut m'aider, me joindre :
thomas.fressin@free.fr
Slayer32 11 / 06 / 03Salut j'aimerai savoir si quelqu'un pourai me donner des in fos sur la vie millitaire (vie, soldes, vacances, carriere, formation, etc) car j'aimerai rentrer dans la marine et faire un metier dans l'informatique donc voila si quelqu'un pouvait me repondre ou prendre contacte avec moi ce serait sympa merci d'avance. (slayer32@free.fr)
Source : marine nationale 12 / 01 / 03 Sujet : Campagne de recrutement 2003Voici les nouvelles affiches de la campagne 2003 de recrutement.
Comme chaque année : 6000 emplois proposés.
Enfin des affiches qui ressemblent à quelque chose.
Source :ap 10 / 01 / 03 Sujet : La Marine nationale lance une campagne de recrutementLa Marine nationale lance à partir du 13 janvier une campagne d'information avec l'objectif de recruter 6.000 personnes, dont 300 officiers, a annoncé jeudi le vice-amiral d'escadre Philippe Sautter, directeur du personnel militaire de la Marine.
Lors d'un point de presse du ministère de la Défense à Paris, Philippe Sautter a précisé que cette campagne s'adressait à des jeunes de 17 à 29 ans d'origines diverses: des jeunes sortis de classe de Troisième sans qualifications jusqu'à des étudiants de niveau Bac +5.
Cette campagne, lancée sur tout le territoire national, s'effectuera par le biais de spots sur des radios et par voie d'affichage, avec le slogan: "Votre nouvelle vie commence ici".
Selon Philippe Sautter, les possibilités de carrière pour les candidats sont multiples, la Marine nationale proposant 35 métiers différents, parmi lesquels la mécanique, l'électricité, l'informatique ou encore l'administration.
Source : var matin 01 / 03 Sujet : « En mer, on fait 168 heures »Correspondant des présidents du personnel non officier au sein de la Force d'action navale - en quelque sorte le porte-parole des marins - le major Jean-Luc Mercklé, 31 ans de Marine nationale, a participé le 7 février dernier au conseil de la fonction militaire marine.
Forcément plus proche de la base, il revient aujourd'hui sur les petites choses qui empoisonnent au quotidien la vie des marins embarqués.
« Avant de monter à Paris, à la demande du ministre de la Défense, de multiples réunions préparatrices ont eu lieu entre fin décembre et début janvier. L'occasion pour moi de rencontrer d'innombrables marins, du simple matelot au major. Et je peux vous affirmer que le point fondamental sur lequel reviennent inlassablement ces marins embarqués est la dégradation de leur outil de travail. Les marins ont du mal à accepter de ne plus pouvoir travailler correctement », déclare sans ambages le major Mercklé.
Un exemple ? « Vous comprendrez qu'il est difficile pour un marin embarqué à bord d'une frégate anti sous-marine de partir en mer en sachant qu'un des sonars est en panne. » Un autre ? « Pour dépanner rapidement un bâtiment présentant un problème mineur sur un moteur de propulsion, on est quelque fois obligé de prélever une pièce de rechange sur un navire subissant un grand carénage. Simplement parce qu'on n'a pas la pièce en question sur l'étagère. »
Démonstration est faite. Mais cette dégradation évidente de notre flotte de surface ne date pas d'hier. Selon le major Mercklé, « elle a commencé il y a 10 ou 15 ans. »
D'autres problèmes, moins graves en apparence, existent également. Malgré les efforts des membres d'équipage qui « font déjà beaucoup d'eux-mêmes, avec les seuls moyens du bord », le cadre de vie des marins embarqués, entre autres les cabines, est en proie à une vétusté certaine. Et le major Mercklé de déclarer : « Un crédit spécifique à la réfection des cabines est souhaitable. »
De même qu'une revalorisation de la prime d'embarquement. « S'il est vrai que la solde est multipliée par 2,5 pour les marins engagés dans Héraclès, c'est rarement le cas pour l'équipage d'un bateau qui effectue, un mois durant, une mission de surveillance en Méditerranée. Et pourtant, une fois en mer, on ne fait pas 60 heures par semaine mais bel et bien 168 heures ! C'est vrai qu'on se repose aussi, mais lorsque retentit le signal du poste de combat, tout le monde se lève. »
Sans croire non plus au miracle, les marins attendent malgré tout un geste fort de la part du ministre de la Défense. « Il ne faudrait pas qu'ils soient déçus », lâche simplement Jean-Luc Mercklé en guise de conclusion.
Officier de marine, Jean-Jacques (1) ne cache pas une certaine inquiétude à propos du fonctionnement de la Marine et de la flotte.
Il explique. « La DCN était un outil couteux, mais disponible. Du jour au lendemain on lui a demandé d'être rentable. Ce n'était pas honnête. D'autant qu'on lui a demandé d'être également efficace, disponible et réactif. Tout cela en appliquant le code des marchés publics. Pour être rentable, on a supprimé les stocks. Or les industriels sont eux-mêmes en flux tendu. Tout cela a des répercussions sur la vie de la flotte. Les bâtiments sont moins entretenus par manque de moyens ou par manque de capacité à dépenser l'argent mis en place ».
Jean-Jacques s'interroge également sur les missions de la Marine. « On est sorti d'un conflit est-ouest pour lequel l'arme était la dissuasion. La Marine avait fait de gros efforts pour être prête. Or aujourd'hui, la nouvelle menace demande des capacités de prépositionnement sur des mers éloignées. Nos outils ne répondent plus à la menace. Nous n'avons pas les bons outils pour travailler ». Il reconnait que « la souplesse n'est pas évidente ».
Mais néanmoins, pour lui « l'ensemble de ces facteurs a enclenché le mal être ».
D'autant qu'il y a « moins de personnels, que les officiers commandent moins, que les bâtiments ne sont pas aussi disponibles ».
Certes des bateaux sont à la mer. « Mais d'autres sont collés au quai, car ils ont été cannibalisés pour que les premiers naviguent ».
De plus l'officier de marine se plaint de voir son travail envahi « par la paperasserie demandée par des institutions de contrôle. On nous demande d'appliquer la réglementation civile en de nombreux domaines, mais on ne nous donne pas les moyens humains pour le faire ».
Il regrette enfin que « l'on n'aille jamais jusqu'au bout de la réforme entreprise ». Un exemple : « les véhicules automobiles autrefois entretenus par des marins le sont maintenant par des civils, mais ils ne disposent toujours pas de pièces de rechange. Pourquoi ne pas faire comme en Grande-Bretagne où quand un officier a besoin d'une voiture, il s'adresse à une société de location avec laquelle l'Amirauté a passé un contrat ? »
(1) Nous avons changé son prénom pour préserver son anonymat.
Devant une partie des troupes françaises ayant participé à l'opération Héraklès en Afghanistan, le ministre a aussi annoncé une amélioration d'indemnisations de la TAOPM (Temps d'activité et d'obligation professionnelle des militaires), équivalent militaire de la réduction du temps de travail, fixées à 85 euros par jour pour huit jours par an.
Suivent des mesures sociales telles l'amélioration de l'aide au déménagement, le développement de la politique du logement, la satisfaction des besoins familiaux (garde des enfants, loisirs, études supérieures). Ces mesures doivent être mises en oeuvre dès 2002 pour atteindre complètement leur objectif en 2005, selon Alain Richard.
Et Alain Richard de citer en exemple une augmentation de la solde mensuelle de 92 euros pour un sergent de l'armée de terre, célibataire, avec deux ans d'ancienneté, affecté en province et qui effectue 50 jours d'entraînement sur le terrain; 110 euros pour un adjudant de l'armée de l'air, marié, deux enfants, avec un peu plus de 15 ans de service; 150 euros pour un lieutenant de vaisseau, marié, deux enfants, absent 120 jours du ''port base'' ou 83 à 85 euros pour un caporal ou un quartier-maître. Au total, les augmentations de soldes varieront de 750 à 2.000 euros par an selon les grades, les contraintes opérationnelles, les qualifications et les spécialités.
Le ministre a estimé qu'il s'agissait d'''un plan de grande ampleur qui mobilise des moyens conséquents et dont chacun va pouvoir apprécier l'impact dans les prochaines semaines''. S'adressant aux 500 militaires présents dans un des hangars de la base, il a ajouté que ce plan ''répond largement aux attentes qui ont été exprimées légitimement par vos supérieurs lors des conseils de fonction militaire'' et ''prépare l'avenir d'une armée professionnalisée bien préparée à accomplir ses missions''.
Des mesures ministérielles qui ont aussi principalement pour vocation de répondre à la grogne et aux manifestations de gendarmes, mécontents de leur quotidien, de la fin de l'année 2001, ainsi qu'au malaise plus sourd des autres corps d'armées qui s'est manifesté depuis, plus anonymement, notamment sur le web.
Deux mois après être descendus dans la rue, une première en France, les gendarmes attendent toujours les primes promises le 8 décembre dernier par le ministre de la Défense Alain Richard.
''Nous sommes au début mars et les gendarmes n'ont reçu ni primes ni matériel ni renfort d'effectifs, si ce n'est sur le papier. Ils ont le sentiment d'avoir été pris pour des abrutis'', a déclaré jeudi à l'Associated Press Nathalie Douet, dont le mari est gendarme à la brigade d'Aramon (Gard) et qui est présidente de l'Association nationale des femmes de gendarmes (ANFG).
Les primes attendues depuis fin janvier, avec effet rétroactif, ne figurent toujours pas sur les bulletins de salaire du mois de mars. ''A la direction de la gendarmerie, on nous explique qu'une modification des textes, une dizaine au total, expliquerait ce retard. Je peux vous dire que les gendarmes n'attendront pas longtemps pour redescendre dans la rue. Ils sont dans les starting-block'', a assuré Nathalie Douet.
Source : var matin 21 / 02 Sujet : Jacques Lanxade : « on est dans une situation extrêmement grave »Premier marin à occuper les fonctions de chef d'état-major des armées de 1991 à 1995, l'amiral Jacques Lanxade analyse pour « Var-matin » les raisons profondes du malaise des Armées
« Les politiques fixent des objectifs, mais ne se donnent pas les budgets correspondant » Ancien chef d'état-major des armées, l'amiral Jacques Lanxade évoque, pour « Var-matin », la dégradation de la politique de défense française, et analyse, sans langue de bois, les raisons du malaise grandissant qui gagne les rangs de l'armée.
Pour que l'armée française existe, vous fixez le budget minimum de la Défense à 3 0u produit intérieur brut. Pourquoi ?
C'est à peu près ce que dépensent les Britanniques et ce que dépensaient les Américains jusqu'à cette année. Nous sommes à peine à 1,8 ou 1,9 %. Vous voyez qu'on est loin du compte.
A quand remonte la première baisse significative de ce budget ?
ça a été une baisse continue depuis 1991, qui s'est encore accélérée dans les 5 dernières années. Il y a un moment où ça devient insupportable, c'est le cas aujourd'hui.
C'est-à-dire ?
Il n'y a plus de cohérence entre les objectifs qu'on se fixe et l'argent qu'on y consacre. Si bien que, non seulement on compromet l'arrivée du matériel futur, mais en plus on s'expose à des problèmes très graves en matière d'entretien du matériel en service.
L'armée va donc droit dans le mur ?
D'ores et déjà on rencontre des contraintes de fonctionnement tout à fait graves. Les différents chefs d'état-major actuellement en poste le reconnaissent eux-mêmes.
C'est une responsabilité imputable uniquement aux politiques ?
Les politiques fixent des objectifs mais ne donnent pas les budgets qui correspondent. Il y a donc un véritable problème. Et tous les signaux d'alarme que tirent les responsables militaires ne sont pas entendus. On ne veut pas reconnaitre qu'on laisse les choses se dégrader.
Que doit faire la France : inverser la tendance ou jouer les seconds rôles ?
C'est un choix politique important qui suppose un débat politique aussi transparent que possible. Il faudra que le nouveau gouvernement décide quel est l'effort de défense qu'il veut faire. C'est-à-dire finalement quel est le rang et le rôle qu'il veut voir jouer par la France en Europe, et plus généralement dans le monde. Si l'on décide par exemple qu'on ne doit pas dépenser plus d'argent pour la défense, pourquoi pas ? Mais il faut alors faire une sérieuse réduction des capacités qu'on se fixe.
La professionnalisation a-t-elle joué un rôle dans la dégradation actuelle de la défense française ?
Tout à fait. Pour la simple et bonne raison qu'on s'aperçoit qu'elle coute beaucoup plus cher qu'on ne l'avait estimé. On le découvre maintenant, mais une armée professionnelle, si l'on veut évidemment recruter des personnels de qualité, oblige qu'on accorde à ces derniers des conditions de vie, et donc des traitements qui soient satisfaisants.
Aviez-vous senti venir ce mécontentement, cette grogne qui semble gagner les armées ?
Il y a plusieurs mois que je le dis, que je le fais savoir aux responsables politiques qui veulent bien m'écouter. Malheureusement, je n'ai pas été entendu et aujourd'hui on est dans une situation extrêmement grave. On voit bien le malaise qui s'est établi dans les trois armées après le mouvement de la gendarmerie. On voit bien la tentation qui est celle d'une partie des personnels d'aller vers le syndicalisme.
Malgré tout, cela n'empêche pas la France d'intervenir à l'étranger ?
C'est vrai, mais elle le fait dans des conditions de plus en plus difficiles. Et vous voyez bien qu'aujourd'hui les États-Unis disent clairement aux Européens, et particulièrement à la France : « on n'a pas besoin de vous ! » Principalement parce qu'ils estiment que nos capacités militaires ne sont pas au niveau.
Depuis 1990 et la fin de l'affrontement de deux blocs, on est passé dans une logique de conflits régionaux limités. Une nouvelle situation qui se caractérise principalement par l'imprévu. Les scénarios tout autant apocalyptiques qu'avant, en témoignent les attentats du 11 septembre, peuvent se concrétiser à tout moment. Dans ces conditions, il est difficile de savoir si l'armée en général, et pas seulement la Marine, est bien adaptée. Je constate quand même que, dans l'actuelle crise afghane, la solidarité alliée a permis de mettre en place un certain nombre de moyens utilisés au mieux. Je ne sais pas si c'est suffisant, ni même si on est ou non à côté de la plaque, mais au moins on est là.
Vous attendiez-vous à la grogne qui semble s'emparer des militaires ? La trouvez-vous justifiée ?
Je ne dirais pas qu'elle n'est pas justifiée. Quand à savoir s'il existait des signes prémonitoires, la réponse est oui. Bien évidemment. Toutes les conditions étaient réunies pour que les militaires qui, avec la réduction du format des armées, la redéfinition des missions, la professionnalisation, l'intégration de civils... ont connu un véritable traumatisme, éprouvent le besoin de s'exprimer. Il n'y a là rien de surprenant. Comment pourrait-il en être autrement d'ailleurs dans une institution qui a connu autant de changements en si peu de temps ?
Pour autant, je ne pense pas qu'il faille avoir peur de l'entrée du syndicalisme dans les armées. Par tradition, l'armée n'a jamais eu besoin de syndicalisme dans la mesure où la hiérarchie a toujours su prendre en compte la défense du personnel. Ne disait-on pas avant « le colonel est le père des régiments » ? La vraie question est de savoir si la hiérarchie a arrêté de faire remonter les propositions de la base, ce que je ne crois pas, ou si elle n'est plus écoutée par les responsables politiques. Pour avoir travaillé près de deux ans avec le ministre de la Défense Alain Richard, je sais que, tout en ayant quelques idées fortes que je ne partage pas toujours, il écoute énormément. Il y a toujours eu une grande honnêteté dans nos relations. Il convient donc d'avoir confiance. Une chose est sure : il faut engager une réflexion d'ensemble au sein du ministère. De nouveaux équilibres sont nécessaires.
Le budget de la Défense vous parait-il suffisant pour qu'elle continue de jouer les premiers rôles ?
En 1996, lorsque j'étais chef d'état-major de la Marine, nous avons vécu une réforme profonde assortie d'engagements qui ont été traduits par la loi de programmation militaire. Loi de programmation qui malheureusement n'engage pas les gouvernements successifs. Avec un budget de 186 milliards de francs décidé pour accompagner la refondation des armées, il est faux de dire que l'enveloppe a été sous-évaluée. En fait, on a rogné, rogné, rogné au fil des ans et on ne s'est jamais remis véritablement de l'entaille de 1997.
Pour autant, je ne pense pas que l'armée va droit dans le mur. Mais il est vrai que la France pourrait perdre sa position de leader. Ce qui n'est sans doute pas souhaitable. La place de la France dans l'Europe de la Défense doit être prépondérante. Elle a encore l'outil pour tenir ce rang mais il faut être vigilant.
Cette réforme, qui fait suite aux manifestations inédites de 15.000 à 20.000 gendarmes en uniforme en décembre dernier, vise notamment à réaffirmer l'appartenance de la gendarmerie à la "communauté militaire", selon lui. "Le cap, c'est la réaffirmation de la gendarmerie dans la communauté militaire, la communauté de défense", a poursuivi le porte-parole.
Les militaires n'ont pas le droit de manifester ni d'avoir des représentants syndicaux.
Cette annonce du ministère intervient au moment où des Conseils de la fonction militaire (CFM) des différentes armées sont consacrés ces jours-ci à la condition militaire. Lors de ces réunions, les représentants des militaires présentent leurs doléances au ministre. "Celui-ci a dit qu'il prendrait ses décisions à la fin du mois", a indiqué à la presse M. Bureau.
Le CFM de l'armée de Terre a eu lieu mercredi soir, celui de la Marine jeudi matin et celui de l'armée de l'Air est prévu jeudi prochain.
Lors du CFM de l'armée de Terre, les interlocuteurs d'Alain Richard ont notamment demandé d'obtenir la même amélioration indemnitaire que celle des gendarmes, ce qui représenterait une enveloppe de 255 millions d'euros, selon un proche du dossier.
A la suite de leur mouvement de grogne sans précédent, les gendarmes ont obtenu le 8 décembre dernier une amélioration indemnitaire d'au moins 1.830 euros (12.000 F) par an, le recrutement supplémentaire de 4.500 sous-officiers (soit un total de 6.000 entre 2000 et 2005), 50.000 gilets pare-balles, le gel de la mobilité, le remplacement accéléré des véhicules les plus anciens, l'attribution d'un ordinateur pour deux gendarmes dans chaque brigade et la rénovation accélérée des logements.
M. Bureau a rappelé que les CFM constituaient "un processus de dialogue, pas de confrontation ni de négociations car les membres du CFM ne sont pas des représentants syndicaux".
1. ARTICLE de Guy XIMENA, Président Adjoint de la F.N.O.M.
LE MÉTIER DE MILITAIRE
De plus en plus la presse, de pratiquement tous bords, relate le ras le bol des militaires. Souvent sans chercher les sources et les raisons de ce fort mécontentement.
Les gens sont heureux dans leur travail lorsqu’ils sont considérés, qu’ils disposent de moyens suffisants pour remplir leurs fonctions, et qu’ils bénéficient de revenus et d’avantages en rapport avec la spécificité du métier.
Les militaires avec justes raisons sont les sacrifiés de la modernisation de l‘État. Aucun ministère n’a été restructuré et modernisé, sauf celui de la Défense. Le malheur des militaires provient très certainement du fait qu’ils ne disposent d’aucun moyen de pression.
Face à des manifestations catégorielles, les gouvernements ont tendance à lâcher du lest afin de préserver la paix sociale. Et Dieu sait qu’actuellement les prochaines élections, amplifiant le mouvement, les dépenses de l‘État (alimentées par nos impôts) pour satisfaire des revendications catégorielles, parfois légitimes, nous laissent douter d’une prochaine diminution fiscale de nos feuilles d’impôt.
Ainsi le constat est simple on donne satisfaction à ceux qui disposent de moyens de pression et les militaires feront avec ce qui reste. Comme on donne de plus en plus à ceux qui protestent, forcément il restera de moins en moins pour ceux qui ne protestent pas.
Et pourtant les raisons de protestations sont justes et légitimes:
-L’Armée est chargée d’assurer l’indépendance et la sécurité des biens et des personnes de la France. C’est un objectif important, nécessitant des hommes et des moyens appropriés.
-La professionnalisation des Armées, avec son corollaire de la suspension du service militaire, a comme conséquence de porter les effectifs de l’armée de:
-550.250 en 1990 dont 250.568 militaires appelés
à
-379.990 en 2000 dont 53.574 militaires appelés, qui seront réduits à zéro fin 2001. (source SGA, bilan social)
-Les contrats proposés aux militaires ne seraient acceptés par aucun syndicat civil (contrat court, offrir sa vie à la Nation).
Aucun ministère n’accepterait une telle baisse d’effectifs. Les appelés fournissaient à l’armée des ingénieurs, des juristes, des médecins, des informaticiens, des maçons, des peintres, des électriciens, tous les métiers de bouche, etc. Ce personnel sera partiellement remplacé par des permanents rémunérés au tarif syndical, ce qui nécessite une augmentation du budget de la Défense. Or, c’est le contraire qui se produit, le budget laisse à désirer. Ces militaires appelés fournissaient à moindre coût à l’Armée des prestations utilisées par les services sociaux gérés par l‘Igésa, ainsi qu’aux cercles et mess. Ces avantages, qui peuvent être contestés, permettaient de facturer les prestations à des prix très intéressants au personnel des Armées. Actuellement, les cercles et mess se vident, ne sont plus rentables, pratiquent des tarifs nettement moins intéressants que par le passé. Et il est à craindre que les prestations proposées par l‘Igésa intéressent de moins en moins le personnel des Armées. Ces acquits dont bénéficiait le personnel de la Défense ont été supprimés, et rien n’est prévu pour les remplacer.
Quel est le syndicat qui accepterait de pareilles régressions sociales?
Sur le plan juridique, il est conseillé aux militaires d’active de souscrire une assurance, car ils ne sont plus défendus par leur ministre. Bien au contraire, c’est le ministère qui les poursuit en justice. Plusieurs cas ont été signalés par la presse.
La haute hiérarchie militaire, au service de l’État, fait ce qu’elle peut avec ce qu’on lui donne. Pour maintenir le moral des troupes, force est de dire que tout va bien.
Il est habituel de dire que la démocratie est le moins mauvais des systèmes de gestion d’un État. Pour être élu, il faut plaire à son électorat et lui consentir des faveurs, trop souvent, bien trop souvent, au détriment de l’intérêt national. Cela devient un rapport de force : "si tu veux la place, je voterai pour toi à la condition que tu n’oublies pas mes intérêts catégoriels !". Dans ce concept de gouvernement, l’Armée ne dispose d’aucun moyen de pression. Elle est forcément vouée à devenir la cinquième roue du carrosse. Sauf si elle s’organise et utilise les mêmes armes que ses confrères de la fonction publique.
Toutes ces raisons font qu’il ne tient qu’à chaque militaire et chaque retraité militaire et veuve de militaire, de faire connaître à qui de droit, par une pétition, que la condition militaire doit retrouver ses lettres de noblesse.
Cette pétition n’a, de notre part, aucun caractère politique. Notre seul but est de rappeler à ceux qui nous gouvernent que la condition militaire ne doit pas être oubliée dans chacune de leurs décisions.
Président Adjoint de la F.N.O.M.
Guy XIMENA
2. ET LA PETITION QUI EN RESULTE :
PÉTITION
Attendu que le métier des armes a la fonction importante d’assurer la sécurité des biens et des personnes de notre pays.
Attendu que la communauté militaire, conjoints et enfants compris, représente près de 3.000.000 de personnes.
Attendu que seuls les militaires, sans moyen de pression, subissent avec la professionnalisation d’importantes régressions sociales.
Considérant que la non rétroactivité des lois en matière sociale est profondément injuste en discriminant une partie de notre communauté.
Considérant que lors des négociations salariales, les militaires sont absents des réunions, souvent lésés lorsque l’on compare les parités militaires / fonction publique d’État.
Considérant que la profession fortement mutilée et amoindrie par le tarissement des prestations apportées par les militaires appelés, sans aucune autre contrepartie budgétaire.
Considérant que le budget de la Défense ne cesse de remplir des fonctions "d’ajustement" au profit d’autres ministères budgétivores.
Considérant que rien n’est fait dans les autres ministères concernant leur réorganisation et la maîtrise de leurs dépenses.
Attendu que la colère gronde dans les rangs des militaires retraités et d’active.
En conséquence, je vous demande respectueusement quelles sont vos intentions et choix concernant la valorisation du métier des armes ainsi que celle de la condition du militaire.
Nom: .........................
Ville: .......................
Date et signature